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Le magazine du perroquet d'aujourd'hui

Les coups de becs de Pablo



Voler ou ne pas voler, z’atiz the question…

par Pablo, gris d'Afrique anarchiste

 

 

Pablo, gris d'Afrique

Enfin.... Les seuls à se poser ce genre de question, ce sont eux... les humains. Car honnêtement, si on questionne un copain à plumes à ce sujet, on aura bêtement droit à un de ces mauvais "dry look" aviaire, l’intimé trouvant la question parfaitement ridicule et tout à fait dérisoire.

Est-ce qu’on demande à un chien s’il veut courir ou à un poisson, s’il veut nager? Des fois, ils ont de ces lubies, les humains...

Alors, puisqu’il le faut, allons-y par étape et voyons les choses dans l’ordre. Le perroquet est par définition un volatile. Voyons...voyons... ah! Voilà...

  • Volatile: volatilis; qui vole, qui peut voler, qui a des ailes. (Petit Robert)


  • Le perroquet est un animal qui doit voler. (Petite Johanne)

  • Le perroquet est un animal qui aime et qui a besoin de voler. (Petit Pablo)


  • Le perroquet est un animal à qui on doit tailler les plumes de vol. (petit c....)

 

On entend toutes sortes de choses plus saugrenues les unes que les autres à vivre dans un centre aviaire et à force de côtoyer tous ces gens qui "possèdent" un perroquet et qui gravitent autour de la place.

Timneh avec ses plumes de vol

Je vais vous en citer deux, de ces assertions, probablement les théories les plus grotesques et farfelues entendues ici et, malheureusement pour tous (humains et perroquets), elles sont véridiques. C’est le cas de le dire, des fois les humains volent bas! En passant, ces personnes, pour se justifier, disaient se faire les avocats du diable... (ça paraît mieux quand on dit des niaiseries).

Théories de l’évolution selon deux humains qui tentent de justifier leurs actes (entendues pour de vrai, vrai!).

La premier: Madame dit "Si on leur taille régulièrement les plumes de vol, se pourrait-il que les générations futures de perroquets finissent par évoluer en oiseaux qui n’auraient plus besoin de leurs ailes et qui naîtraient sans...?" (sic!)

Et toujours en se faisant l’avocat du diable, elle cite en exemple les chiens et les chats qui ont fini par s’adapter à la vie en captivité... et à un territoire plus restreint. (re-sic!) Quelle théorie n’est-ce pas??? Édifiant...!

Perroquet conur à joues vertes arborant toutes ses plumes de vol, plumes qui n'ont pas été coupées.

De un, les chiens et les chats se sont peut-être adaptés à la vie captive en compagnie de l’humain et conséquemment, à un territoire plus restreint... mais on n’a pas eu à leur couper les pattes pour ça!
 

Et de deux, depuis le temps qu’on coupe la queue et les oreilles des chiens, pourquoi donc s’obstinent-ils encore à naître avec???Pfuittt!

La deuxième aussi savoureuse que l’autre: Monsieur a constaté avec grand étonnement que si on taille les plumes de vol d’un perroquet, il développera mieux son côté bipède et conséquemment… marchera plus..!!!!!!! Combien de temps avez-vous pris pour penser à ça vous??? C’est sûr, double crétin, que si on ne peut pas voler… qu’on va marcher… Quel c…!

Perroquet ara au décollage, paré à fuir à la vue d'une menace.

Qu’est-ce qu’il faudrait donc bien couper aux humains pour qu’ils cessent de nous achaler avec des bêtises pareilles...? Non mais, des fois, si l’enfer est pavé de bonnes intentions, j’espère seulement qu’elle ne pullule pas d’avocats de ce genre-là!

Il semble que la taille de nos plumes de vol soit un sujet qui allume les débats chez les humains, un peu comme la religion les soumet à ce genre de dissension. Et tout comme cette dernière, chacun y pige les motivations qui lui conviennent le plus. Mais je dois ici affirmer que NOUS LES PERROQUETS, ÇA NE NOUS CONVIENT PAS DU TOUT DE NOUS FAIRE MUTILER! Ça fait mal quand on tombe par terre!

La taille de nos plumes de vol est pratiquement devenue un dogme chez l’humain: on coupe parce que c’est plus pratique (pour eux) : on ne bouge plus, on végète sur place, on ne peut plus explorer, on ne peut plus fuir les menaces émanant de l’étrange environnement qu’on nous impose. Par contre, le côté sombre de l’histoire n’est pas négligeable : si on ne peut se mouvoir à notre aise, on est toujours en mode défensif et/ou offensif (si on ne nous en laisse pas le choix); on devient anxieux, craintif, parfois phobiques… et c’est pourquoi on en arrive à mordre ou crier comme des perdus... Parce que… on est perdu, on ne peut pas réagir à…. On n’y peut rien, c’est comme ça, c’est dans nos gènes.

Je crois que certains humains ont tout simplement peur qu’on leur tombe dessus… Na!

Ayaboyyyy!!! Chichou… Attak!

 

cacatoès en vol

 

 

 

 

Photos
Pablo, gris d'Afrique (psittacus erithacus erithacus), CAJV
Gris Timneh (psittacus erithacus timneh), Weena Paulus
Chouchou, conure à joues vertes (pyrrhura molinae), Nadia Bédard
Chloa, ara chloroptère (ara chloroptera), Sylvie Castonguay
Chichou, cacatoès blanc (cacatua alba), CAJV

 

© Les éditions du perroquet anarchiste 2005/2009
ISSN 1715-6335
Dépôt légal 2e trimestre 2005
Bibliothèque nationale du Québec
Bibliothèque nationale du Canada

 

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