Cliente: Bonjour,  j’ai des problèmes avec mon perroquet. Je voudrais savoir si vous avez des trucs pour le dompter?

Moi: Je peux certainement vous aider, mais je ne vous donnerai pas de ‘trucs’, et encore moins pour « dompter » votre perroquet…

Cliente: Ha! On m’a dit que vous domptiez les perroquets!

Moi: On vous a mal informé madame, je ne sais même pas dompter une puce…

Cliente: Mais, vous domptez les perroquets, non?

Moi: Non, Madame. Je ne dompte personne, moi; même pas mes cheveux ce matin…

Cliente: Vous êtes bien la comportementaliste pour perroquets?

Moi: Oui madame, comportementaliste comme dans comportement; pas dompteuse comme dans domptage…

Cliente: Mon éleveur m’a dit que vous pouviez m’aider à corriger mon perroquet, il a six mois et il est dominant!

Moi: (Soupir!) Je ne suis pas une ‘corrigeuse’ de perroquet non plus et il n’est pas ‘dominant’;  mais si vous le désirez, je peux aider votre perroquet à adapter ses comportements, si vous êtes prête à faire de même avec les vôtres…

Cliente: Mes comportements à moi?

Moi: Mais oui, on va commencer par modifier vos comportements à vous, et comme votre perroquet est un animal intelligent, il s’adaptera à votre nouvelle attitude.

Cliente: Êtes-vous en train de me dire que je suis moins intelligente que mon perroquet?

Moi: Si vous le dites, Madame…

Cliente: Mais ce n’est pas moi qui dois changer, c’est lui! Il est dominant! C’est toujours lui qui commence, moi je ne fais rien. C’est lui qui crie et qui me mord pour rien, ce n’est pas moi qui commence!

Moi: Il a bien fallu qu’il apprenne avant de commencer comme vous dites. Il a six mois, c’est vous qui l’avez socialisé, non?

Cliente: Moi je n’ai rien fait, je ne l’ai pas soci…socia…social…  comme vous venez de dire, là. Je ne lui ai jamais fait ça! Je l’ai élevé depuis qu’il est bébé et maintenant qu’il a attrapé l’adolescence, il est devenu dominant.

Moi: (mes aïeux… très long soupir) Avez-vous 10 minutes ou deux heures? Je vais vous expliquer des choses?

Et c’est reparti pour un tour….

Vous qui vivez avec un perroquet, me parlez souvent de sa surprenante intelligence, de son incroyable capacité à résoudre des problèmes, de sa facilité d’apprentissage et comment il sait agir à propos. Pour qui vit avec un perroquet, il ne fait aucun doute, cet animal est terriblement intelligent.

Mais à quel point l’est-il?
Qu’est-ce qu’on en sait aujourd’hui?
Comment cela se passe-t-il dans sa tête?

Plusieurs études sont venues nous démontrer que les perroquets sont capables de résoudre des problèmes complexes et souvent, de manière plus assurée qu’un jeune enfant. Leur capacité à apprendre à imiter la voix humaine (ou celle d’un autre animal) nous laisse pantois, mais la justesse de leurs propos nous renverse plus souvent qu’à notre tour. Quelle bestiole impressionnante!

Mon texte d’aujourd’hui fait l’apologie de l’intelligence de nos perroquets. Je ne suis pas très objective me direz-vous, et vous aurez probablement raison. Depuis le temps que je parle de ces oiseaux, ce n’est plus un secret pour personne que je suis fan, très fan! Ainsi, mes recherches ont tendance à s’orienter vers ce qui me stupéfie chez ces oiseaux, rarement l’inverse, et je ne m’en excuse pas du tout!

Je sais aussi que vous, les abonnés qui lisez ce texte, êtes au moins aussi groupies que moi sinon plus encore (ça non plus ce n’est pas un secret).

Allez, on part se faire plaisir et on se laisse étonner encore un peu plus, parce que vous verrez, d’un concept à l’autre, Coco saura sérieusement nous mettre sur les genoux!

Quand notre perroquet émet un comportement, on le voit et on peut l’observer. Cependant, on ne peut pas observer la composante subjective de ce comportement, c’est-à-dire, ce que l’oiseau ressent, SA perception à LUI de perroquet de la situation ou de l’évènement. Mais la composante motrice, ça oui, c’est à notre portée, on peut l’observer. Ce sont les réactions comportementales telles la fuite, l’agitation, la prostration, l’agression, etc. Et il y a aussi la composante physiologique tels l’accélération du rythme cardiaque, sécrétion de cortisol ou toute autre modification du fonctionnement de l’organisme. Mais ça non plus on le voit pas trop, on ne peut que l’imaginer quand Coco émet un comportement de frayeur ou de joie intense.

Ainsi, nous n’avons pas accès au ressenti de notre oiseau, ça ne s’observe pas. On ne peut se fier qu’à l’aspect observable du comportement, ce qu’il nous montre, et à ce qu’on connaît de son historique, de son itinéraire; on doit composer avec ces minces informations. À travers son comportement ‘observable’, Coco nous donne une partie de son point de vue sur la façon dont il perçoit un évènement, comment il se sent et les émotions qui le traversent. C’est à nous d’être attentifs à lui et de tenter de nous expliquer ses conduites en prenant comme base son éthogramme (on commence toujours par là) et l’observation de la séquence comportementale, soit ce qui a mené à…

Allons voir ce que notre perroquet a à nous dire…

Il était là, sur le parquet en plein centre de la boutique, dans une toute petite cage sur laquelle on avait fixé un écriteau ‘Attention à vos doigts, je mords.’ Une bande d’enfants s’excitait autour de lui, criant et frappant sur la cage sans que le personnel de la boutique n’intervienne, et lui, il ne bougeait pas, ne réagissait pas, il se contentait de baisser la tête et de fermer les yeux. Un pitoyable cacatoès blanc, déplumé et complètement apathique, qui était pourtant, lors de notre première rencontre, un oiseau magnifique de quatre mois. Je le sais parce que je l’avais remarqué l’année précédente, dans cette même animalerie. Je me souvenais très bien avoir demandé à parler au propriétaire de l’endroit et lui avoir mentionné que la cage de cet oiseau était ridiculement trop petite pour lui, ce à quoi il m’avait répondu ‘C’est temporaire ma petite dame, il vient d’arriver, je lui ai commandé une autre cage plus grande que je devrais recevoir la semaine prochaine!’

Je me suis toujours méfiée des messieurs qui s’adressent à moi avec un ‘ma petite dame‘, je n’ai pas beaucoup de points de repère sociaux pour savoir si on me ment, mais ‘ma petite dame‘ est un excellent marqueur qui m’indique que cet homme-là n’est absolument pas fiable et la suite de l’histoire me donne généralement raison. Ce jour-là, j’étais pressée, je me suis contentée de lui faire le regard le plus sceptique et mauvais dont je suis capable (ce qui n’a jamais impressionné quiconque, je ne sais pas me composer un visage méchant), j’ai payé mes achats et je suis repartie.

On vient de fêter le troisième anniversaire de Coco et Madame est complètement affolée; elle pense qu’elle a dû faire ‘quelque chose de mal’ parce qu’elle ne reconnaît plus son petit oiseau. ‘Il a tellement changé ces derniers temps’,  me dit-elle au bout du fil, ‘il est plus indépendant avec moi, on dirait qu’il préfère mon époux, même qu’il me menace quand je veux le prendre et qu’il est posé sur lui. Il n’a jamais fait ça! Avant, il n’avait de cesse que d’être avec moi ou dans mes bras. Maintenant, je ne peux interagir avec lui que lorsque mon mari n’est pas à la maison parce que quand il est là, on dirait que mon petit Coco me déteste. J’ai du faire quelque chose de mal.’

Il semblerait bien que Coco soit devenu ce qu’on appelle ‘l’oiseau d’une seule personne’, mais ce n’est pas arrivé comme ça du jour au lendemain, on lui a appris à agir de la sorte. Je m’explique…

L’humain, langue seconde
Mais oui, le perroquet est en quelque sorte bilingue; pas parfaitement bilingue, mais bilingue dans la mesure où il peut arriver à comprendre le langage humain et communiquer dans cette langue qui est loin d’être sa communication naturelle. Ainsi, le perroquet peut arriver à interagir avec un humain en apprenant quelques rudiments de base de la langue de ce dernier et en utilisant des sons (mots) porteurs de sens. Le contraire est peu probable (aucun humain ayant appris le langage perroquet n’a été répertorié à ce jour).

L’attrait de communiquer à la manière de la communauté ‘dominante’ humaine fait partie de l’instinct d’intégration qui découle directement de l’instinct grégaire.

Le perroquet qui partage notre vie ainsi que celle d’autres perroquets est réellement plurilingue du fait qu’il vit dans une société biculturelle où le bilinguisme (humain / perroquet) devient essentiel (s’il en a la capacité) à son intégration dans les deux groupes. Comme le langage humain est souvent considéré comme le dialecte dominant, les perroquets s’interpellent souvent entre eux en l’utilisant. Souvent, ce genre de comportement ressemble plus à des joutes oratoires. Les perroquets s’envoient réciproquement à la tête tout leur répertoire humain sans se soucier du sens des mots et de la communication des bonnes informations; les sons ne veulent plus rien dire et sortent pêle-mêle. C’est à celui qui réussira à avoir le dernier mot… humain!

Aujourd’hui je vous parle du langage du corps de votre perroquet, de son langage émotif. Coco communique de cette manière en tout temps, à tout moment. Il vous raconte sa vie au fur et à mesure qu’elle défile. Rien n’est caché avec un perroquet, pas de secret, il vous exprime ce qu’il ressent tout au cours de la journée, des heures, des minutes, des secondes. Regardez-le bien, là tout de suite, observez-le, il exprime quelque chose, le voyez-vous?

Coco nous communique ses émotions ou les intentions qui y sont liées par une combinaison parfois subtile de signes qu’on appelle ‘comportements expressifs’ qui, tous mis ensemble, constituent pour un autre perroquet ou l’humain avisé un message lisible et clair. Ces comportements ont pour fonction la communication et servent soit à influencer l’humeur, soit à déclencher des réactions du récepteur (individu ou groupe).

Le terme ‘comportements expressifs’ désigne toutes les conduites qui favorisent la compréhension intra et parfois extra spécifique. Pour décoder le langage de votre perroquet, vous n’aurez d’autre choix que de l’observer attentivement.

Ce qu’il faut observer:
• Le regard
• La dilatation des pupilles
• L’endroit où porte le regard
• La forme des yeux
• Le port de tête
• La position de la tête
• La posture de l’oiseau
• Le positionnement du corps et des pattes
• Les mouvements du plumage
• Les mouvements de la queue
• Les mouvements de tête et du corps de l’oiseau
• Alouette…♫♫♫

On continue sur le thème de la communication et dans ce billet, on parle de la communication naturelle de Coco. Pas de ses facultés langagières, on verra ça plus tard, mais bien de sa façon à LUI d’entrer en communication avec vous et votre famille, avec ce qu’il considère être son groupe social. On découvrira l’importance que revêt cette communication dans le monde de perroquet de votre oiseau. Coco crie pour nous communiquer une information ou pour en obtenir une. Bien oui, c’est normal, mais à quel point est-ce normal?

À ceux qui se risqueraient à croire en lisant ces lignes qu’ils auront enfin mis la main sur une espèce de pierre philosophale qui transformera leur pipelette de perroquet en oiseau quiet et insonorisé, je vous avise tout de suite que vous courez à la déception. Parce que décider de vivre avec un ou plusieurs perroquets inclut automatiquement d’accepter le niveau de cacophonie qui vient de série avec ces charmants petits volatiles. C’est une des clauses indissolubles du contrat que vous avez signé (sans le savoir) avec votre perroquet au moment de l’adoption.

Je ne voudrais pas vous désillusionner, mais lorsqu’on se risque à parler d’un perroquet calme ou modéré, on ne parle pas du tout d’un perroquet aphone. Disons plutôt qu’on le cite en parallèle avec un perroquet à la voix assourdissante parce que s’il y a une chose que vous devez absolument comprendre ici, c’est qu’un perroquet qui ne produit aucun son, ça n’existe pas!

Il est très tôt le matin au moment où j’écris ce billet, bien installée à mon bureau, avec ma tasse de café et mes oiseaux épars un peu partout autour de moi. Je me dois de composer avec les jacasseries et onomatopées incessantes des gris d’Afrique, les ‘lalalala’ de Chichou ma fille Cacatoès qui révise son palmarès, les ‘couack, couack, grogne, grogne’ de Quita, ara ararauna de son état qui ne sait pas maugréer en silence, ainsi que les criaillements de Bib, mon adorable Timneh, qui en découd avec son jouet préféré.

Seul le toilettage mutuel et surtout silencieux de mes deux amazones offre un peu de répit à mes oreilles. Il est 7h00 du matin et je sais que j’en ai jusqu’à 11h00 de ce dissonant orchestre, puisqu’enfin, ce sera l’heure de la sieste des oiseaux et je pourrai à ce moment savourer le son apaisant du silence.

Mes perroquets ne sont pas bruyants et je ne considère pas qu’ils soient criards, du moins, pas plus que d’autres. Ils sont tout simplement en vie, plus particulièrement à certains moments de la journée! C’est ça cohabiter avec des perroquets! Je le sais et j’accepte le contrat.

Si vous ne pouvez supporter cette condition, optez pour un poisson rouge, un hamster ou une tarentule comme animal domestique. Les perroquets, sachez-le, sont des animaux qui s’expriment et souvent, ils le font avec force et conviction!

Comme je l’ai souvent mentionné dans mes ouvrages, le perroquet est un animal qui n’a que quelques décennies de vie en compagnie des humains. Contrairement à nos chiens ou chats qui ont évolué pour vivre en compagnie des hommes depuis des millénaires, le perroquet lui n’a pas de générations successives d’adaptation à la vie dite ‘d’animal domestique’. Pour cette raison, sa programmation de base (qui a demandé des millions d’années à se construire) est demeurée intacte. Les instincts de la bestiole sont encore à ce jour indomptés, c’est-à-dire qu’ils n’ont subi aucune modification ni génétique, ni comportementale. Le perroquet même né en captivité, nourri et élevé par l’humain, réagira instinctivement à un stimulus.  Cependant, la réponse de l’oiseau risque d’être totalement inadaptée à la situation puisqu’elle ne sera pas supportée par une solide socialisation.

Votre perroquet est un animal d’instinct sauvage! Ainsi, les nombreux besoins physiques et psychologiques du perroquet se butent à notre mode de vie d’humain. C’est un animal exigeant, difficile à contenter à plusieurs niveaux. Par expérience, je peux vous affirmer que le perroquet demande beaucoup plus d’investissement en temps, en attention et en observation que nos chiens et nos chats.

Lorsqu’on acquiert un perroquet, nous avons une idée préconçue du compagnonnage idéal avec cet animal. Nous avons des attentes, des espérances, des aspirations, mais il y a peu de chances que ça se passe de la manière dont nous avons idéalisé cette relation. Parce qu’il a la capacité d’imiter notre langage, nous avons tendance à penser que cet animal s’accommodera de ce qui nous satisfait nous; que ce qui nous rend heureux fera aussi son bonheur; que ce qui est bon pour nous l’est aussi pour lui. We are wrong!

Je ne sais pas ce qui en est du besoin d’estime chez le perroquet sauvage, mais en captivité, comme vous avez pu le remarquer (j’en suis certaine), le perroquet recherche constamment l’attention de son humain et aspire à une certaine forme de reconnaissance de la part de ce dernier. Pour ce faire, il doit apprendre à bien se comporter socialement pour être accepté et apprécié des autres membres du groupe, en l’occurrence votre famille.

♫♫♫ Tu veux ou tu veux pas… c’est oui ou ça ne va pas?
Dis, tu veux ou tu veux pas… (air connu). ♫♫♫

En voilà un long sujet et vous savez quoi?  Je ne m’en excuse pas, parce qu’il est trop important chez nos perroquets de compagnie. On lit souvent qu’il ne faut pas répondre aux avances sexuelles de notre perroquet, qu’on doit le repousser quand il se fait trop entreprenant et qu’il ne fait que « penser à ça ». Si seulement c’était si facile, si on n’avait qu’à dire « non » et que Coco comprenait. J’ai écrit ce texte en espérant vous mettre un peu à la place de votre perroquet, de vous amener à voir la chose de son point de vue à LUI.

Voilà, on grimpe encore d’un étage dans la pyramide des besoins de Maslow. Nous allons maintenant discuter de ce (considérable) besoin d’appartenance chez nos perroquets, animal grégaire s’il s’en faut!

Les perroquets sont des animaux sociaux qui ne savent pas survivre sans la présence sécurisante des autres. Votre perroquet a besoin d’avoir l’assurance qu’il fait partie intégrante du groupe social que vous formez avec votre famille. Vous devrez l’intégrer dans le maximum de sphères d’activité possible, puisque ce n’est que dans ces conditions qu’il pourra se développer pleinement au sein de votre famille.

Il vous faudra trouver le juste milieu, votre perroquet a besoin d’être aimé, mais pas d’être étouffé par trop d’amour (même si vous en avec beaucoup à donner).

Aujourd’hui, je vous parle du précieux besoin de sécurité de Coco. Ce sera donc un assez long billet parce que ce besoin de sécurité est essentiel au développement du perroquet vivant en captivité et, de ce fait, ne pouvant lui-même assurer sa sécurité.

Malheureusement, la plupart débutent dans la vie de façon très précaire. En effet, la première insécurité dès la naissance: le mode d’élevage (EAM) qui créera une insécurité latente qui se manifestera différemment selon l’espèce, le tempérament ou la capacité de résilience de l’individu.

Les méthodes d’élevage contemporaines incluent le nourrissage à la main des oisillons, ce qui signifie en pratique…

Dodo, mais pourquoi faire? se dit maître perroquet…
Vous êtes plusieurs à m’avoir décrit le calvaire de faire entrer le perroquet dans sa cage pour la nuit. Ça ne devrait pas se passer comme ça. En fait ce devrait être un moment agréable pour l’oiseau, qu’il devrait anticiper avec plaisir. Si ce ne l’est pas, il résistera de toutes ses forces, allant même jusqu’à la croquée pour éviter d’être reconduit à sa cage ou son local à lui pour la nuit.

Le moment du coucher et le rituel qui l’entoure demande un peu d’investissement de votre part. C’est ce qui fera la différence entre le rêve et le cauchemar. Voici mes réflexions sur le sujet…

Dans l’univers de perroquet de notre Coco, il y a souvent un monde de différence entre ce que nous considérons indiqué pour lui et ses réels besoins. Pour arriver à bien cohabiter avec un perroquet, le câliner, lui parler et l’aimer à la folie, c’est bien, mais ce n’est pas assez. En effet, le minimum du minimum serait de connaître ses besoins, et ce, avant même de tenter de comprendre ses comportements, simplement parce que les conduites de notre oiseau découlent trop souvent directement de ces besoins. En connaissant les besoins de notre perroquet, il nous est plus facile de mettre le doigt sur ceux (nombreux) qui ne sont pas satisfaits. Ces besoins inassouvis sont aussi ceux qui engendrent et maintiennent plusieurs comportements perturbants de l’oiseau.

Alors, voilà, nous y sommes. Ceci est le tout premier billet du Post des perroquets et c’est aussi, je crois, un des plus importants.
Bien évidemment, je vous parlerai des comportements de Coco chéri (beaucoup, passionnément, à la folie) dans ces pages, mais avant toute chose, il est important pour moi de vous faire réfléchir à ceci…
… vous devrez toujours tenter de comprendre un comportement (bon ou moins bon) de votre perroquet, de quelque espèce qu’il soit à travers du filtre suivant: *votre perroquet est un animal imprégné à l’humain, et vous n’aurez pas le choix de composer avec cet état, l’empreinte est irréversible.