L’humain, langue seconde
Mais oui, le perroquet est en quelque sorte bilingue; pas parfaitement bilingue, mais bilingue dans la mesure où il peut arriver à comprendre le langage humain et communiquer dans cette langue qui est loin d’être sa communication naturelle. Ainsi, le perroquet peut arriver à interagir avec un humain en apprenant quelques rudiments de base de la langue de ce dernier et en utilisant des sons (mots) porteurs de sens. Le contraire est peu probable (aucun humain ayant appris le langage perroquet n’a été répertorié à ce jour).

L’attrait de communiquer à la manière de la communauté ‘dominante’ humaine fait partie de l’instinct d’intégration qui découle directement de l’instinct grégaire.

Le perroquet qui partage notre vie ainsi que celle d’autres perroquets est réellement plurilingue du fait qu’il vit dans une société biculturelle où le bilinguisme (humain / perroquet) devient essentiel (s’il en a la capacité) à son intégration dans les deux groupes. Comme le langage humain est souvent considéré comme le dialecte dominant, les perroquets s’interpellent souvent entre eux en l’utilisant. Souvent, ce genre de comportement ressemble plus à des joutes oratoires. Les perroquets s’envoient réciproquement à la tête tout leur répertoire humain sans se soucier du sens des mots et de la communication des bonnes informations; les sons ne veulent plus rien dire et sortent pêle-mêle. C’est à celui qui réussira à avoir le dernier mot… humain!