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L'enrichissement du milieu/Plus près de la nature de votre perroquet

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Nouveau livre de Johanne Vaillancourt
L'enrichissement du milieu/Plus près de la nature de votre perroquet

Promotion lancement (1 février)

Les commandes seront postées par ordre d'arrivée à partir du 7 février. Si vous avez demandé une dédicace de Johanne, allouez 2 à 3 jours de plus pour le traitement de votre commande.

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Page couverture du livre : L'enrichissement du milieu/Plus près de la nature de votre perroquet

L'enrichissement du milieu
Plus près de la nature de votre perroquet

Johanne Vaillancourt, 2019
224 pages
Langue: français
ISBN 978-2-923426-14-3

33.95 CHF
 

La vie en captivité ne ressemble en rien à ce pour quoi les perroquets ont évolué depuis des millénaires. Votre perroquet n‘a aucun trait avec ce qu‘on appelle un animal domestique. On peut l‘apprivoiser, s‘en faire un ami avec lequel le compromis est de mise, mais la bête pose des limites à ce qu‘elle peut concéder. Il est devenu fréquent de rencontrer des perroquets en détresse parce qu‘ils se trouvent dans l‘impossibilité d‘exercer une quelconque maîtrise sur leur bien-être, d‘autres qui développent une agressivité qui nous semble difficile à comprendre et des oiseaux qui par désoeuvrement, s‘en prennent à leur propre corps ou reproduisent sans fin ces gestes idiots et inutiles qu‘on nomme stéréotypie.

Dans notre désir de rendre la vie confortable à nos oiseaux, on la leur a rendue insipide, répétitive, soporifique. Ces animaux, que la vie en grand groupe social a conduits à l‘évolution de capacités cognitives avancées, supportent très mal de "ne rien faire".

Est-ce que cela doit nécessairement se passer ainsi ? Est-ce que la captivité n‘a que ça à offrir à ces oiseaux ? Bien évidemment que non nous répond l‘auteure.

Cette fois-ci, Johanne Vaillancourt nous entraîne dans l‘univers réel de ceux qu‘elle qualifie d‘animaux sauvages apprivoisés, dans leur monde de besoins et d‘instincts, dans un monde où le perroquet a le droit d‘agir comme un perroquet. Un tel monde existe et est à la portée de quiconque désire s‘investir dans le bien-être de son oiseau.

L‘objectif de l‘enrichissement du milieu est de créer un espace vital stimulant qui favorise la manifestation des comportements typiques de l‘espèce, d‘améliorer la vie de Coco en le dynamisant, en faisant ressortir le "vrai" perroquet qui sommeille en lui. L‘enrichissement tente par différentes techniques basées sur la nouveauté et la complexité de promouvoir une activité circadienne qui s‘apparente le plus possible de l‘activité naturelle. L‘enrichissement du milieu consiste à multiplier les opportunités d‘interactions entre l'oiseau et son environnement en s‘approchant plus près de la nature de votre perroquet.


Télécharger le premier chapitre >>

 


Extrait



Votre perroquet, tout mimi soit-il, n'a aucun trait avec ce qu'on appelle communément un animal domestique, et en fait, si peu avec l'animal de compagnie. Même né en captivité, il demeure un animal de complexion sauvage, c'est-à-dire qu‘il n‘est pas (encore) différent de ses semblables qui évoluent dans leur milieu naturel. On peut l'apprivoiser, s'en faire un ami avec lequel le compromis sera de mise pour que chacun tente de s'adapter au monde de l'autre, mais la bête pose des limites à ce qu'elle peut concéder.

J'ai décidé de rédiger ce livre parce que dans ma pratique, j'ai trop souvent vu des perroquets démontrer des comportements aberrants ; des oiseaux qui adoptaient des attitudes agressives envers l'humain, de "dominance" envers des congénères, d‘hyperterritorialité (cage, jouet, humain ou autres) ou qui développaient des stéréotypies allant jusqu'à des agressions autocentrées leur procurant une fausse impression de contrôle.

J'ai aussi vu des perroquets qui, confrontés à un milieu pauvre, développaient des attitudes de détresse acquise parce qu‘ils se trouvaient dans l‘impossibilité d‘exercer une quelconque maîtrise sur leur bien-être. Ces oiseaux avaient appris par l‘expérience leur impuissance à influer sur leur environnement. Ils devenaient alors incapables d‘apprendre ou de s'adapter.

L'industrie des animaux de compagnie tarde à évoluer en ce qui concerne nos perroquets et s'appuie encore sur la conception de "l'animal-machine" de Descartes, un simple assemblage de dispositifs que la biologie permet d'expliquer. Si les besoins physiologiques sont comblés, on considère que l'oiseau jouit de tout ce dont il a besoin pour être "heureux", en faisant totalement fi des mécanismes de coordination du système nerveux central; un peu comme si l'oiseau pouvait se comprendre sans ses émotions, sans son cerveau. L'argument massue de ces "spécialistes" de l'oiseau né en captivité est de nous assurer que ces perroquets n'ayant jamais vécu à l'état sauvage ne savent pas ce qui leur manque et ne requièrent rien au-delà de leurs besoins de base. Cette industrie considère encore aujourd'hui qu‘un animal aussi grégaire peut se contenter d‘une vie solitaire; qu‘une cage agrémentée d'une ou deux perches, d'une écuelle de grains ou d'extrudés et d'une autre d'eau sont suffisantes. Pour faire "sérieux", on nous rajoute à cette liste un perchoir sur pied ou de table où Coco pourra s'installer quand il n'est pas encagé, ainsi qu'un ou deux jouets à grignoter ou pour fourrager (généralement en plastique) qui semble-t-il répondraient aux besoins de notre perroquet! En prime, encore trop souvent on nous propose de tailler les plumes de vol du petit perroquet pour le rendre "plus facile à apprivoiser." C'est comme ça qu'on nous vend un perroquet: une cage + un perchoir + deux jouets + un sachet de nourriture commerciale et mutilé par une taille des plumes de vol. Et voilà madame, la panoplie du perroquet comblé!

C‘est malheureusement le lot d‘un grand nombre de perroquets destinés à la revente en tant qu'animal de compagnie. Rien de bien réjouissant dans tout ça. Alors, je demande...

"Si on empêche l'oiseau de manifester ses comportements naturels, par quels autres seront-ils remplacés?"